Jamais le bon moment pour écrire ? Voici comment je fais

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jamais le moment pour écrire procrastination

Vous avez très envie d’écrire… mais vous n’arrivez jamais à vous y mettre.

Au moment de vous pencher sur votre livre… vous ressentez tout d’un coup une grande fatigue, ou vous vous découvrez quelque chose « d’urgent » à faire, vous vous dites que vous n’êtes pas dans la bonne humeur, dans la bonne inspiration, ou que ce n’est vraiment pas le bon jour…

Bref, ce n’est jamais le moment. Et c’est dommage… car par la rue « Plus tard », on arrive à la place « Jamais »… C’est un proverbe espagnol qui le dit, et il n’a pas tort !

Alors, comment dépasser ça ?

Dans cette vidéo, je vous explique comment je fais.

 

 

Si vous préférez lire, voici la retranscription de la vidéo :

Voilà plusieurs mois que je n’ai pas fait de vidéo. Pourquoi ? Parce que, vous vous en doutez, ce n’est pas si facile : il faut s’exposer, se montrer, parler. Il y a aussi tout un tas de problèmes techniques aussi pénibles les uns que les autres, du moins à mon goût 😉

Si je vous parle de cela, c’est parce qu’il en va des vidéos comme de l’écriture pour bon nombre de personnes : ce n’est pas une activité dont on a l’habitude, ce n’est pas quelque chose d’évident. On peut donc ressentir un certain inconfort avant de s’y mettre et au moment de s’y mettre.

Quand on y pense dans notre tête, les choses paraissent pourtant simples…

Moi, lorsque je m’imagine faire des vidéos, c’est facile, c’est fluide, c’est très agréable. Mais au moment d’attraper ma caméra… je me sens tout d’un coup très fatiguée, ou bien il y a trop peu ou trop de lumière, selon les cas, ou alors j’ai un bouton et je me dis qu’on verra plus tard… Vous connaissez ce genre de choses ?

Bref, il y a toujours une bonne excuse pour ne pas faire : la fameuse procrastination. Cela existe aussi dans l’écriture, et d’ailleurs ça m’arrive !

 

Le cap des premiers instants

Si vous rencontrez cette difficulté vous aussi, je vous recommande ce que je suis précisément en train de faire en tournant cette vidéo : vous engager, malgré l’inconfort que vous pouvez ressentir au moment de commencer.

D’autant que l’inconfort disparaît aussi vite qu’il est venu. Par exemple, à présent je me sens à l’aise, j’ai l’impression de m’adresser à vous directement, de vous parler, et c’est très agréable.

L’inconfort est là juste avant et au moment de démarrer. Comme vous le savez, c’est le plus difficile : démarrer !

Tout le monde ressent plus ou moins de l’anxiété avant de faire quelque chose de nouveau ou d’un peu difficile. Malgré tout, certaines personnes arrivent à aller au-delà.

 

OK, c’est là

Pour ma part, voici comment je m’y prends. Vous pouvez essayer ! Lorsque je ressens cet inconfort, je commence par me dire : « OK. Je ressens cette situation d’inconfort, je commence à bien la connaître ».

Une fois que j’ai identifié cette sensation, je m’autorise à la ressentir. Je n’essaie pas de la rejeter, ni de me raisonner. Par exemple, je n’essaie pas de me dire que c’est idiot et que je ne devrais pas ressentir cela.

Je me dis simplement : « OK, ce bon vieil inconfort est là, et malgré lui je vais m’engager à faire ce que j’ai envie de faire ». En l’occurrence, des vidéos. J’arrêterai peut-être dans six mois, ou même avant, si je me rends compte que cela ne me plaît vraiment pas, mais au moins j’aurai essayé.

Écrire un livre, écrire votre parcours de vie, écrire l’histoire de votre famille peut vous apporter beaucoup. Vous laisser mener par le bout du nez par vos peurs serait donc dommage. Alors, engagez-vous 😉

 

Encore et encore

Et puis, plus vous allez vous exposer à cet inconfort, plus il va diminuer.

Ce principe est utilisé dans certaines thérapies. Par exemple, pour des personnes qui ont subi des traumatismes psychologiques, ou qui ont des phobies : plutôt que d’éviter les situations pénibles, elles s’y exposent, progressivement, afin que la peur diminue voire disparaisse.

Eh bien, cela se passe de la même manière, toutes proportions gardées, pour l’inconfort que vous pouvez ressentir quand il s’agit d’écrire.

Il n’y a pas de truc ou astuce miracle.

La meilleure chose à faire, la plus efficace, consiste à s’exposer à cet inconfort le plus régulièrement possible, petit à petit. Là, par exemple, je fais une vidéo courte !

J’espère maintenant que vous allez rester assis et écrire trois lignes. Par exemple, sur quelque chose qui vous a marqué aujourd’hui. Ou un petit résumé de ce que je viens de vous dire, avec vos propres mots.

Grâce à des choses aussi simples que cela, vous allez vous habituer à ce petit inconfort que vous ressentez peut-être au moment d’écrire.

 

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2 réflexions au sujet de « Jamais le bon moment pour écrire ? Voici comment je fais »

  1. Hélène,
    Mais ce n’est pas mal du tout, cette vidéo!
    Fluide et décontractée.

    Bien sûr je reste fondamentalement attaché au blog écrit, on ne se refait pas, mais c’est chouette d’écouter et de voir la blogueuse qui nous guide dans nos (tentatives d’) écritures.
    Merci et
    Bien cordialement

    • Merci pour votre commentaire !

      Grâce à la retranscription des vidéos, j’espère contenter à la fois ceux qui préfèrent avoir le son et l’image, et ceux qui préfèrent lire.

      Et à propos des « (tentatives d’) écriture » dont vous parlez : oui, en écriture comme en bien des domaines, on essaie, on cherche, on est tantôt sur une fausse route, tantôt sur la bonne voie, en tout cas on chemine et, petit à petit, on avance 🙂 Je suis à fond avec vous !

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