Comment écrire sur sa famille sans créer de conflits ?

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conflit

Au moment d’écrire l’histoire de votre famille ou votre autobiographie, vous vous demandez sans doute comment votre entourage accueillera le livre.

C’est parfois difficile à prédire.

Je me souviens d’une personne qui avait reconnu en toute sincérité, et avec regrets, le rejet qu’elle avait ressenti à l’égard de son fils handicapé, décédé quelques années plus tôt. Son autre fils en avait été choqué et des dissensions étaient nées.

Finalement, l’incident avait créé une bonne occasion d’échanger sur ce sujet tabou, douloureux pour chacun.

Esprit de revanche

Mais en général, les tensions sont beaucoup plus prévisibles. C’est le cas si :

● votre livre révèle des secrets de famille, détruit un mythe familial ou aborde des sujets sensibles ;

● vous y réglez des comptes ou tenez des propos vengeurs.

Si vous avez été blessé, écrire vos sentiments et vos émotions est une bonne façon de les apaiser. Cela peut aussi vous conduire à une nouvelle compréhension de ce qui s’est passé.

Mais l’esprit de revanche n’est pas la meilleure motivation qui soit… Et si vous diffusez votre livre, il y a de fortes chances pour que cela se retourne contre vous.

 

Quelques questions à se poser…

● Y a-t-il des rancunes graves ou des ruptures au sein de votre famille ?

● Votre livre pourrait-il provoquer un scandale, un conflit, un choc ?

● Si vous détenez un secret de famille, pouvez-vous le dévoiler (éventuellement) d’une autre manière qu’en écrivant un livre ?

● Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à un membre de la famille ? Qu’en a-t-il dit ?

● Qu’est-ce qui compte le plus pour vous : la concorde familiale ou la diffusion de votre livre ?

 

… et des suggestions

● Commencez par écrire tout ce que vous avez dans la tête et sur le cœur, sans vous censurer. Après avoir terminé votre manuscrit, laissez-le reposer un mois ou deux avant de vous relire. C’est à ce moment-là que vous choisirez ce qui est à conserver ou non. Ou si vous diffusez finalement votre livre.
Vous pouvez aussi faire lire votre récit à une personne neutre en qui vous avez confiance.

● Ne jugez pas, n’interprétez pas de façon péremptoire l’attitude de X ou de Y. Parlez plutôt de vous !

● En cas de conflit, ne vous appesantissez pas sur ce que vous avez ressenti par le passé. Que ressentez-vous aujourd’hui ? Amertume, colère, peur pour l’avenir, tristesse…
Quelles répercussions a cette situation sur votre vie actuelle ?

● Assurez-vous que vos opinions ne sont pas exprimées comme des faits. Et que les faits (événements, chiffres…) peuvent être vérifiés.

● Sachez vous imposer des limites, pour le bien commun. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire !

● Et si vous voulez diffuser votre livre au-delà du cercle de famille :
– vous devez respecter le droit à la vie privée. Donc, demander une autorisation de publication aux personnes concernées (c’est aussi la règle pour la diffusion des photos). À partir du moment où les protagonistes sont identifiables (ville, description physique, âge…), cela peut créer des problèmes ;
– assurez-vous que vous ne diffamez personne.

Dans ces conditions, exposer votre point de vue dans un livre peut s’avérer bénéfique, pour vous comme pour votre entourage. Vous pourriez même contribuer à dissoudre des rancunes ou à faire naître le pardon. C’est tout le bien que je vous souhaite.

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