Le bal, un thème pour animer nos biographies

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Danse Irene et Vernon Castle vers 1912

Musette ou mondain, en salle ou en plein air, du 14 juillet ou du 15 août, nous avons tous des souvenirs de bal – événement précis ou ambiance générale. Un divertissement que nos aïeux ont connu eux aussi.

Voilà donc une idée de sujet à aborder si vous écrivez l’histoire de votre famille, pour évoquer les loisirs de vos ancêtres, ou votre autobiographie.

En piste, donc, pour une courte histoire du bal !

À chacun son bal

Une histoire bien longue, pourtant, puisqu’elle commence (au moins) au Moyen Âge, dans les cours royales, où l’on a « fait venir d’Italie [les mots] Bal et Baller et Balladin1 ». On s’y retrouve en belle toilette, alliances et mariages s’y préparent.

Quant au « bon peuple », il ne va pas au bal mais il danse, tout simplement : « À l’auberge, […] au son de quelque accordéon, cabrette, cornemuse, vielle. Mais aussi dans les prés ou encore sur la place publique. »2

bal de campagne

La Danse des paysans peinte par Pieter Bruegel l’Ancien, vers 1568.

 

Longtemps privés et réservés à l’élite, les bals se démocratisent à partir du XVIIIsiècle. Ouverts à tous, mais payants, les « bals publics » deviennent de plus en accessibles et se multiplient après la Révolution.

Tout au long du XIXe siècle, on danse à tout va. Les citadins virevoltent dans des salles fermées ou des jardins, selon la saison.

Partout, les danses de couple prennent le pas sur les danses traditionnelles. Exit la bourrée, la farandole, le rigaudon, la contredanse… Bonjour la valse (qui fait scandale), la polka, le quadrille…

Couples et mariages

Le bal est un moyen pour se retrouver, se distraire et faire des rencontres. Beaucoup de couples, plus ou moins légitimes et durables, s’y forment.

Certains ancêtres de notre généalogie se sont peut-être rencontrés au bal ?

bal populaire XIXe sièclebal bourgeois XIXe siècle

 Danse à la campagne et Danse à la ville, de Pierre-Auguste Renoir (1883).

 

Attirant une clientèle plus populaire, guinguettes champêtres et bals musette commencent à se développer vers 1850, jusqu’à battre leur plein durant l’entre-deux-guerres.

« Viens Fifine, au p’tit bal du Sébasto. »

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bals sont interdits par le régime de Vichy. Naturellement, ils connaissent un regain de popularité à la Libération : « La fin de la guerre marque l’apogée du modèle de bal républicain : on danse partout, jusque dans les gares de marchandises, dans les chapelles désaffectées. On improvise des salles des fêtes pour laisser éclater sa rage de vivre, le bonheur d’être encore en vie.3 »

À voir pour l’adorable petit couple de danseurs !

 

Après-guerre, le bal continue de faire danser lors des fêtes de village ou de quartier, ainsi que pour le 14 juillet ou le 15 août. Mais peu à peu, les discothèques deviennent le lieu de prédilection pour aller danser. Le DJ remplace l’orchestre.

Pourtant, le bal est loin d’avoir disparu. Joyeuse ambiance de fête, interactions avec nos semblables, mouvement perpétuel, nos cinq sens en éveil : le bal est une belle machine à souvenirs !

 

 


1. http://www.cnrtl.fr/definition/bal.

2. Comment vivaient nos ancêtres, de Jean-Louis Beaucarnot, p. 341.

3. Dominique Crozat, Histoire et géographie du bal en France.

 

Autres sources utilisées

Géographie de la danse et du bal, Café géo

« La belle histoire du bal », Les Echos

Du menuet à la tectonique : la danse à travers le temps

 

Pour aller plus loin

Danser en société. Bals et danses d’hier et d’aujourd’hui, d’Henri Joannis-Deberne

Scènes de bal, bals en scène, de Claire Rousier (dir.). « Un catalogue d’exposition très illustré qui retrace de façon synthétique l’histoire du bal et de ses mises en scène. »

Carnets de bals. Les grandes scènes de bal de la littérature, de Renée Bonneau

Les Bals de Paris (1922), d’André Warnod. Disponible en ligne

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